Les amis des musées

Le second étage

Le second étage est consacré aux écoles étrangères. Si les œuvres flamandes, hollandaises et italiennes sont les plus importantes par le nombre, un chef d’œuvre de la peinture espagnole et quelques peintures allemandes et anglaises complètent la présentation.

Ecole italienne
Le quattrocento est évoqué par une œuvre siennoise de Matteo di Giovanni. Les XVI e et XVII e siècles offrent un plus large panorama avec des œuvres importantes comme la Sainte Famille du Corrège et le « portrait d’un vénitien » attribué à Tintoret, une Vierge à l’Enfant attribuée à Fra Paolino et deux bas-reliefs attribués à Bandinelli et à Sammicheli, datant de la première moitié du XVI e siècle.
Le cinquecento se clôt sur une belle « adoration des bergers » d’Annibale Carrache qui annonce une nouvelle conception picturale que nous retrouverons dans les œuvres de l’école bolonaise du XVII e siècle.
Des peintures de Mastelletta, Preti, Castiglione et Romanelli rendent compte par ailleurs des divers courants stylistiques qui se développent alors en Italie.
Le XVIII e siècle est évoqué par quelques belles œuvres de Giani, Batoni ou Ricci.

Ecoles flamandes et hollandaise
La collection de peintures nordiques, du XVII e siècle presque essentiellement, est d’une grande richesse. Il faut d’abord mentionner une œuvre hollandaise du XVI e siècle de Reymerswaele représentant Saint Jérôme. Le visiteur peut ensuite admirer un ensemble de portraits du XVII e siècle de Maes, Van Dyck, Bisschop, étudier l’évolution de paysage du XVI e siècle au XIX e siècle tels Monper, Decker et surtout Jacob Ruisdael, ou s’émerveiller devant les peintures de fleurs et de fruits de Hulsdonck, Brueghel pour le XVII e siècle, de Van Os pour le XVIII e siècle et de Van Dael et Van Pol pour le XIX e siècle.

Ecole espagnole
La peinture espagnole, discrète par le nombre, se manifeste par un chef d’œuvre de Velazquez mondialement connu, « L’apôtre Saint Thomas » (vers 1620). Cette toile d’un artiste rarissime dans les musées français, est un témoignage exemplaire de la puissance de ce peintre. D’une qualité exceptionnelle, cette œuvre de jeunesse encore marquée par l’influence du courant caravagesque, appartient à la période sévillane de l’artiste.

Le premier étage

Les collections françaises de peintures et d’objets d’art sont présentées de manière chronologique sur quatre niveaux. La réputation du musée des Beaux-Arts d’Orléans tient principalement aux œuvres des XVII e et XVIII e siècles qu’il conserve.

On peut citer deux ensembles d’œuvres maniéristes de Deruet et de Fréminet provenant du château de Richelieu.
La peinture de la Contre-Réforme (Vignon, Blanchard) évolue vers le classicisme représenté par Baugin, La Hyre, Champaigne, et par Bacchus découvrant Ariane à Naxos, chef-d’œuvre des frères Le Nain. Certains artistes se démarquent des précédents, tels Bourdon et La Fosse par leurs compositions baroques ou François de Nomé dont la « perspective d’architectures se rattache au monde de l’imaginaire ».
Le portrait est bien représenté avec des œuvres de Largillière, de Troy, Santerre… et le paysage par Millet et Patel.

Le XVIII e siècle est marqué par la présence d’œuvres de Nattier, Watteau, Boucher, d’une remarquable série de portraits peints par Tocqué, Drouais, Perronneau… et sculptés par Houdon et Pigalle.
Le fleuron des collections est incontestablement le Cabinet des pastels. Sans doute la plus riche de France après celui du Louvre, il regroupe les œuvres des trois grands pastellistes du XVIII e siècle : Maurice Quentin de la Tour, Chardin, représenté par son célèbre « Autoportrait aux bésicles » et Perronneau.

Entresols

Une présentation chronologique permet de suivre l’évolution des styles au XIX e siècle. Les œuvres de Delacroix, Cogniet, Chasseriau nous font entrer dans l’ère romantique, tandis que « l’incendie » de l’orléanais Antigna est un manifeste du réalisme naissant. Une salle de grands formats recrée l’ambiance d’une salle de musée du XIX e siècle et permet de confronter les représentations de ces courants et d’évoquer la peinture d’histoire.
Par ailleurs, une série de paysages rappelle l’évolution de ce genre de Michallon à Boudin en passant par Harpignies, Chintreuil, Courbet…
L’éclectisme du XIX e siècle est évoqué par des œuvres de Boutet de Monvel, Roll, Gervex… Un bel ensemble de sculptures de Pradier, Triqueti, Préault et David d’Angers… agrémente le parcours.

 

 

Correge
Correge

 

Saint Jerome
Saint Jérome

 

velasquez
Velazquez

 

 

Le Nain
Le Nain

 

chardin
Chardin

 

 

delacroix
Delacroix